Quand je pense qu'il y a deux ans on m'a dit que j'étais trop grande pour te monter, je me souviens que les larmes me sont montées aux yeux. toi qui m'avait appris a monter, comme a descendre de ton dos, à suivre un saut. relever la tete, ne pas se décourager, .. cette année là aussi, on m'a annoncé que je changeais de manège. ce qui m'a mis les larmes aux yeux. Quitter mes amis, les poneys, mon enfance? ca m'était impenssable. pourtant, j'ai encaissé, serré les dents, baissé la tete, un geste qui devenait fort annodin en ces temps là. j'ai commencé alors a prendre des cours que je n'aimais pas, avec des chevaux que je n'aimais pas. il y avais une certaine chiara, 4 ans assez surprenante, mais qui ne remplacait pas les chevaux que j'avais aimé durant 7 ans. Pourtant je m'y suis faite. Ne m'entendant pas avec le cheval de ma maman, c'est sur ce petit cheval plein d'énergie que mon choix s'est porté. ainsi, jusqu'au mois de décembre, je montais par plaisir, certes. Mais quelque chose manquait. Quoi? une étincelle, un coup de fouet, une raison de m'accrocher à ce passe temps qui avec le temps m'était devenu indispensable. Mois de décembre: un soir, ma mère va chez l'occuliste, rien d'extraordinaire en soi. Quand elle revient, elle est accompagnée du père d'une copine, Céline, qui montait avec moi. Il a un poney, flicka, avec qui je faisais de l'obstacle.En soi, cà aurait du me parraitre louche. J'ai appris que celle ci a été vendue, l'appréciant donc beaucoup, je prend de ses nouvelles. Il me confirme qu'elle est vendue. Cette question me titille. A qui? Lorsque je la pose, un regard complice entre ma mère et Paul ne me trompe pas. Elle est à moi. Mes yeux pétillaient, je pense. Exprimant la plus grande des gratitude. C'est ainsi que notre histoire commence, s'annoncant pleine d'obstacles. Vaincant petit à petit nos peurs et nos appréantions, on avance, à petit pas, appréciant enfin a sa juste valeur mes lecons avec Vanessa. Flicka étant fort attachante, notre petit groupe de 4 veux aussi avoir l'occasion de la monter. Flicka est donc destinée à ce que je la monte une lecon sur 4. Le reste du temps, je prend donc Chiara. Au fond, je commence a m'attacher a ce petit bout-en-train. Arrive le mois d'avril. 0n décide de partir 4 jours a la mer. Super idée, j'avoue. 0n embarque donc les chevaux. Arrivée sur place, je rage. Chiara découvrant la mer, sa propriétaire et ma mère ont décreté que je la monterais tout les jours, Dons je ne monte pas mon poney. Il faut admettre que je m'y attachait fort malgré moi à cette petite Chiara. Après l'épisode de la mer, c'était même plus que de l'attachement que je ressentais. Conclusion funeste. Je l'aimais ! Mois de mai: Chiara est mise en vente et très vite, les acheteurs se succèdent. Le cauchemard. Une jeune fille a l'air fort interressée, j'ai donc le choix ultime de choisir. Flicka ou Chiara, mais les sentiments n'étaient pas comparables. Flicka est mon échappatoire et ma raison de vivre, et Chiara est le cheval de ma vie. Assez difficile. Je me suis interdite de choisir. Flicka était à moi, c'était donc a Chiara de lui céder la place. Non sans flots de larme et peine indescripible. Plus d'un an après, Chiara est encore une plaie, un trou, un coup porté droit au coeur, prononcer son nom m'est parfois impossible, sous peine de m'écrouler, brisée. Flicka m'est donc depuis plus importante que jamais, bravant avec courage et le sourire tout les mépris, les appréhensions, les accès de colère et les difficultés. Flicka est mon ultime repère pour ne pas perdre le nord, mon plus grand trésor et la plus belle raison de mon sourire. je l'aime, mais à quoi? ce mot n'existe même pas..
ne te retourne pas sur ton passé, dit toi qu'il ne reviendra jamais..


